De la responsabilité des auteur·ice·s pour un monde meilleur
- chaelisautrice
- 14 juil.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 août
L’écriture a toujours été un canal indispensable à la critique, se transformant parfois en puissant vecteur de changement. Les auteur·ice·s, par leurs mots et leurs idées, ont le pouvoir d’inspirer, d’éduquer et de mobiliser les gens. Dans cet article, nous allons explorer pourquoi écrire n’est JAMAIS neutre.

Je sais…
Comme ça, ça ne fait pas rêver, mais si tu es ici, c’est que tu aimes lire et peut-être même écrire. Et si tu souhaites devenir un·e auteur·ice qui partage ses écrits, quel que soit le média (Wattpad, blog, édition traditionnelle, auto-édition…), tu dois bien avoir conscience de ça : tu es responsable de ce que tu écris et de l’idée que tu transmets à ton·ta lecteur·ice.
Et je voudrais m’attarder principalement sur la Romance (mon dada, tu l’auras compris) et pourquoi ce n’est pas OK de romantiser des relations toxiques et de rendre désirables des protagonistes Red Flag.
(Si tu as loupé mon article sur les Green Flag, je t’invite à le lire juste ici).
Il n’est pas anodin d’écrire une romance avec un trope bully-to-lover, stalker-to-lover, ni de mettre en valeur un protagoniste violent qui a tendance à frapper tout ce qui bouge.
Parce que ce que tu écris à un impact
Même si tu n’es lu·e « que par 3 lecteur·ice·s sur Wattpad ». Même si « ça va, ils ont commencé bien avant moi avec la Belle et la Bête ».
Combien de lecteur·ice·s dévoilent à quel point tel ou tel livre les a transformé·e·s ? Leur a ouvert les yeux ? Chaque histoire a son lectorat et je te souhaite de tout cœur que la tienne le trouve, alors garde bien en tête que certain·e·s lecteur·ice·s vont façonner des avis, des certitudes, des automatismes à partir de ce que tu écris.
Génération 90’s
J’ai été biberonnée aux romances toxiques : une héroïne qui tombe finalement amoureuse de son ravisseur, des baisers sans consentement en veux-tu en voilà, des protagonistes féminines complètement transparentes à côté de leur pendant masculin alors même qu’elles sont dix fois plus compétentes (Hello le syndrome de Trinity !).
Est-ce notre société patriarcale qui veut ça ou est-ce que ce sont ces films/livres/chansons qui entretiennent ce mécanisme ? Je n’ai pas de thèse en sociologie et c’est un sujet passionnant, mais probablement trop complexe à détailler ici. Les deux s’entretiennent, c’est certain. En tout cas, les générations de petites filles qui pensent que si ce garçon-là les embête, c’est parce qu’il l’aime bien, et les garçons persuadés que c’est la bonne façon de faire, ça c’est notable et c’est désolant.
Heureusement, les mentalités changent !
On apprend le consentement à l’école, on trouve foule de contenus sur pourquoi tel ou tel comportement n’est pas OK, mais tu sais comme moi qu’il nous reste encore tellement de travail quand on voit les vagues de vidéos masculinistes en face…
Je suis une éternelle optimiste et je pense que le bon attire le bon, alors j’aimerais que tu prennes le problème à l’envers.
OK, notre société patriarcale est bancale, et le système de violence systémique envers les femmes (et on peut étendre aux minorités dans leur ensemble) est condamnable.
OK, tu ne vas probablement pas pouvoir faire voter demain une nouvelle loi contre ça.
Mais tu écris, et rappelle-toi, tes écrits ont de l’influence sur tes lecteur·ice·s, peuvent être vecteur de changement : alors si tu valorisais les relations saines ? Si tu condamnais les comportements toxiques ? Peut-être que pour ces 2, 7, 28, 1000 (je te le souhaite) lecteur·ice·s, tu leur montreras qu’il·elle·s peuvent élever leur standard, tu les inviteras à réfléchir sur ce sujet. Et rien que ça, c’est déjà énorme, sois en certain·e.
À l’inverse, si tu refuses d’y prêter attention sous couvert de « c’est juste de la fiction », « j’écris ce qu’il me plait », « je ne veux pas entrer dans ce débat » sache que ce n’est pas neutre et qu’on sait dans quel camp tu joues.
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Je te dis à très vite !
Cha.


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